« I have discovered the secret that after climbing a great hill, one only finds there are many more hills to climb ». Nelson Mandela

Du 14 au 21 avril, je suis partie à la découverte de la ville de Johannesburg avec 46 élèves de secondes générales et 5 autres collègues du lycée Français Fustel de Coulanges à Yaoundé, où je suis enseignante depuis Septembre.  Ce fut un immense plaisir de pénétrer un peu  la culture et de l’histoire de l’Afrique du Sud et de partager ces moments avec les élèves du lycée. Quelques images de notre départ pour cette aventure….

Johannesburg prononcé Johannesbak  par les locaux est une mégalopole d’environ 4 millions d’habitants située dans la province du Gauteng (il y a 9 provinces en Afrique du Sud). Il s’agit de la capitale économique du pays. On est de suite frappé par sa modernité et ses infrastructures routières, ses rues (prononcées strrrrrrrrrrrreets) propres et on a plus le sentiment d’être aux Etats-Unis qu’en Afrique. D’ailleurs un jeune m’a dit le premier jour « mais madame, on est en Afrique ici? » La richesse de Jo’burg est basé sur l’or qui a été  découvert en 1886 et la ville elle-même repose sur un gisement.

Dans le vieux centre ville appelée Cibidi (Central Business District) on peut voir le siège des grandes sociétés minières de l’époque qui présente une architecture artdéco et des spécificités africaines mais aussi des reconstitutions d’éléments industriels ou de moyens de transports utilisés par les colons hollandais appelés les Afrikaaners.  Côté Newtown, on y admire du Street Art qui réhabilite d’anciens entrepôts et qui les transforme en des lieux artistiques dynamiques le week end.

La visite du Lesidi Cultural village nous a permis de ne oublier l’importance des 8 tribus qui font la richesse culturelle de l’Afrique du Sud parmi lesquelles on peut citer les Pedis, les Zoulous, les Sothos et les Xhosas. A travers la traversée de villages reconstitués, nous avons pu repérer des différences dans les traditions, l’habillement, les rituels, les danses mais aussi dans la nourriture. Ainsi nous avons pu goûter aux chenilles séchées des Pédis… pas mauvais, juste un peu surprenant !L’artisanat est coloré et on ne se lasse pas d’admirer les perles multicolores dont les femmes se parent.

Et le plus émouvant a été sans conteste la visite du musée de l’Apartheid qui est le système de ségrégation raciale qui a été mis en place de 1948-1991 dans le pays. L’entrée du musée se divise en deux parties  pour bien expliquer la séparation entre les Blancs et les Non Blancs puis en plus de relater la genèse de cette période sombre de l’Afrique du Sud, le musée rend hommage au héro national Nelson Mandela, un homme déterminé et visionnaire qui savait déjà en 1952 qu’il serait un jour le premier président noir d’ Afrique du Sud. Il a été appelé « The filler of Ditches ». (le combleur de fossés). J’ai noté beaucoup de ses citations de ce grand homme que je trouve « Inspiring » . Le musée met en valeur l’Afrique d’une façon générale « The Cradle of Humanity » (le berceau de l’humanité) et du peuple noir qui a beaucoup souffert « The colour of my skin is beautiful like the Black soil of Mother Africa » (la couleur de ma peau est belle comme le sol noir de Mère Afrique) Anton Lembede. Faire cette visite avec une majorité d’élèves africains a été un moment fort pour moi. J’ai aussi découvert qu’un autre héro  : Gandhi, ce jeune étudiant en droit qui a fait ses études au début du siècle dernier a développé à Johannesburg sa théorie de la Non Violence qu’il a précieusement ramené en Inde. Puis on ne peut pas parler de l’Apartheid sans faire une visite à Soweto, le township, symbole de la souffrance des noirs d’Afrique du Sud pendant la période de l’Apartheid. On peut encore y voir la maison de Nelson Mandela qui n’y a vécu que 15 ans puisqu’il a passé 27 ans de sa vie en prison et le mémorial d’Hector Pieterson, ce jeune de 12 ans qui a perdu la vie lors des soulèvements de 1976.

La semaine s’est terminée avec la visite de deux établissements scolaires bien différents : le lycée français de Jules Vernes et Glenhazel school, une école primaire avec des enfants originaires d’un township environnant. Nos jeunes ont pu participer avec les uns à des tournois sportifs et chanter aux autres leur hymne national camerounais et montrer leurs danses. Un beau moment d’échange!

Vous écoutez « Asimbonanga »…. de Johnny Clegg, the White Zulu

 

 

 

 

 

 

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  1. Corinne dit :

    Merci pour cet article, Thérèse. Moi aussi je suis fan de Mandela.
    C’est très intéressant de lire comment il a vécu les 27 ans, 6 mois et 6 jours d’incarcération.
    Cet homme, insoumis pacifique extraordinaire, savait faire la part entre le système et les personnes qui l’incarnent: haïr le système et aimer les hommes.

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