! Haiôs Namibia !

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Du 18 Avril au 1er Mai 2021, nous partons en Namibie (c’était le rêve de Thierry depuis des années) accompagnés de Diana et Thierry. Le moment est propice car le billet d’avion est assez bon marché, les contraintes Covid légères, la chaleur étouffante à Ouagadougou et puis après deux voyages consécutifs en Afrique de l’ouest, c’est le moment de changer d’environnement. Et c’est parti pour l’Afrique australe !

Nous découvrons un pays qui ressemble à un pays anglo-saxon, bien organisé et très européanisé et du coup complètement différent des pays que nous connaissons jusqu’à présent. Avec notre guide Japhet, nous allons sillonner la Namibie du désert du Namib (le plus ancien du monde) au sud au Damaraland au nord on the road. Comme le dit notre guide, le pays est un zoo à ciel ouvert mais dans des paysages à couper le souffle tellement ils sont variés, colorés, majestueux. Bref « c’est beau ! » comme l’a souvent dit Diana ! C’est un pays juste exemplaire dans la conservation et la mise en valeur de la nature.

Namibia in brief

Ce pays qui fait deux fois l’Allemagne a des frontières avec l’Afrique du sud, le Botswana, l’Angola et la Zambie est faiblement peuplé puisqu’il ne comporte que 2.4 millions d’habitants qui sont majoritairement chrétiens. C’est pour cette raison que nous avons sans arrêt l’impression de grands espaces vides. Il a été colonisé par les allemands (1870) puis les sud-africains (1920), a donc connu l’Apartheid (le Mandela Namibien s’appelle Sam Nujoma) et a finalement acquis son indépendance en 1990 après 25 ans de lutte. Ainsi les noms des villes ont des consonnances allemandes comme la capitale Windhoek (prononcé vinedouk) ou afrikaans. L’anglais est la langue officielle mais on y parle aussi différents dialectes dont celui des Himbas ou Bushmen (San) qui sont des langues à clics. En effet, le point d’exclamation devant Haiôs (merci en Damara) signifie qu’il faut cliquer la langue de façon sonore. Très difficile comme exercice !

Windhoek

Let’s hit the road ! Itouyéni !

Et oui en Namibie on fait de la route ! Hop un petit arrêt pour admirer le Quiver Tree qui est l’arbre endémique du pays et hop un petit arrêt au Tropique du Capricorne ! Sans parler des arrêts photos pour essayer de capturer l’émotion du moment face à des paysages incroyablement beaux.

Namib Rand Nature Reserve

C’est l’une des plus grandes réserves privées d’Afrique australe qui borde et prolonge le parc de Namib-Naukluft.  Un petit safari en compagnie d’Etienne, le gérant du lodge nous permet d’apprécier avant le coucher du soleil des plaines infinies de savanes d’où s’érigent des formations rocheuses mythiques, des blocs de granit. Une petite randonnée sur la dune de sable rouge avant le lever du soleil nous fait goûter à la variété des couleurs du pastel ocre au rouge intense. En chemin, nous visitons Nadeet, qui est une école qui enseigne aux enfants la nécessité de protéger notre environnement !

Attention : Traversée de Koudou !

Sur la route, dans les parcs, nous voyons une multitude d’animaux dont beaucoup appartiennent à la famille des antilopes comme le koudou, l’oryx ou le springbok.  C’est toujours un véritable bonheur de voir ces animaux dans leur habitat naturel. Sur la route, on nous signale leur traversée éventuelle. Cependant nous n’avons pas la chance de croiser d’éléphants ni de guépards malgré deux safaris à leur recherche. Peu importe, nous observons des zèbres des plaines et des montagnes, des girafes, des autruches, des chacals …au pelage luisant !

Sesriem

C’est un canyon, une formation rocheuse qui date de 15 millions d’années. Non loin de là se trouve le désert avec les dunes orangées de Sosuvlei comme notamment Big Daddy qui est la plus haute du monde (250 mètres). Après avoir fait chanter la dune, nous atterrissons dans un endroit magique : Deadsvlei qui est un lac mort avec ses acacias figés de 200 ans d’âge. C’est un endroit irréel comme s’il était sorti tout droit d’un film de science-fiction. Toutes les couleurs sont présentes, du bleu du ciel en passant par la cuvette blanche jusqu’au jaune orangé de la dune ! Amazing ! Stunning !

Namib Central

Avant de nous dirigez vers le nord, nous faisons une petite halte dans le Namib Central, qui n’est autre qu’une portion du Namib-Naukluft National Park. Ici les montagnes arides remplacent progressivement les belles dunes de Sosuvlei.

Swakopmund

Après un petit arrêt à Solitaire avec sa vieille ferme autrefois isolée en plein désert, sa pompe à essence, son église aux allures de Bagdad Café, nous mettons le cap sur Walvis Bay avant d’arriver à Swakopmund. Notre première vision est le désert à droite et la mer à gauche. La ville est proprette avec son phare et son organisation parfaite et nous pouvons déguster la spécialité de l’endroit : la langouste. C’est fameux et ça change du steak d’oryx et de springbok…

Lodges

C’est une véritable nouveauté pour nous qui avons plutôt l’habitude de logements modestes. Ces logements au confort et à l’accueil international ont l’avantage d’être dans des sites absolument remarquables. Leurs noms sont tous enchanteurs : Greenfire, Mowani Camp, Desert Hills, Namibrand Reserve, Otjiwarongo.. Voici un aperçu !

Camping in Damaraland

Nous avons le privilège de respirer et d’écouter cette nature en camping avec John et Otto qui nous rejoignent. Entre trekking dans les montagnes ocres et vertes de Mikberg, observation de la nuit étoilée et apéro avant le coucher de soleil, les sensations sont au rendez-vous….

Ethnies

Notre voyage ne priorise pas la rencontre des populations locales mais nous avons quand même la chance de rencontrer des femmes Himbas qui ont de longues extensions et dont le corps est recouvert d’argile ocre, des Hereros ladies portant des robes et des coiffes coloniales. Le living museum du Damara présente aussi la vie des ancêtres Damara, leurs tenues, leurs métiers, leurs traditions. Les Damaras tout comme les Bushmen (les San) utilisent des langues à clics.

Twyfelfontein et la forêt pétrifiée

Dans le Damaraland en route vers Windhoek, nous remontons le temps pour d’abord admirer les gravures rupestres d’animaux gravées sur les rochers et datant de – 2000 à – 6000 avant Jésus-Christ. Le guide nous explique que ces peintures permettaient de communiquer entre les tribus mais aussi d’enseigner, une sorte de tableau de classe en somme. Plus loin, c’est une forêt pétrifiée qui nous attend. Il s’agit en fait de conifères fossilisés qui dateraient de 250 millions d’années qui viendraient d’Afrique centrale ou d’Angola et dont le bois recouvert de sédiments aurait fini par se pétrifier. Les exemplaires les plus longs font 30 mètres de long et les cercles de bois sont encore visibles.

BYE ! BYE !

« Stand Together » Save the Rhino Trust Namibia

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